Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est politique. Afficher tous les articles

mardi 15 mars 2011

Les temps sont tristes

L'Afrique du nord et la folie des hommes pour le pouvoir
L'Afrique noire et la folie des hommes pour le pouvoir
Le Japon et la folie des hommes pour  l'énergie ...

Il faut bien avouer que je n'ai pas envie de rire, alors je vais me forcer
quelques dessins glanés sur le web


et encore, pour l'auto, faut voir ...


mais certains ont la solution pour avoir toujours raison



mais pendant ce temps, la démocratie est toujours en marche :

 

A suivre, avant l'apocalypse (pas forcément en 2012, on aura des choses plus amusantes à faire) ...

mardi 8 mars 2011

Encore une dictature ?

Gilles Finchelstein nous entraîne dans un voyage au centre de la dictature de l’urgence. On y découvre une réalité qui dépasse ce que chacun pressent. Car le culte de la vitesse et de l’instant bouscule toutes les parcelles de nos vies personnelles – notre santé, nos repas, nos loisirs – et professionnelles – pression accrue, exigences de rentabilité croissantes.
Il pèse aussi sur notre vie publique : les faits divers se traduisent immédiatement en lois, de plus en plus souvent votées selon une procédure… d’urgence !
Ce nouveau rapport au temps est une des causes les plus profondes de nos maux contemporains. Il place nos sociétés sous tension. Il délégitime le politique. Il risque d’aboutir au sacrifice des générations futures, bien au-delà de la dette ou du réchauffement climatique.
Alors, que faire ? Répondre à la vitesse par la vitesse, comme le l'oligarque en chef ? S’engager, à l’inverse, sur la voie de la décroissance ? Gilles Finchelstein propose ici une autre voie pour décélérer, retrouver la perspective du temps long et sortir enfin de la dictature de l’urgence.

A qui profite les chiffres ?

mat.jpg riz.jpg n.jpg apostrophe le.jpg paix.jpg n.jpg apostrophe an.jpg tei.jpg t.jpg apostrophe de_2.jpg son.jpg da.jpg jeux.jpg
merci à Alain D pour la machine à rébus


Quoi ? ! Un deuxième sondage qui donne la valkyrie en tête du premier tour de 2012 !
Et cette fois avec DSK dans la course ! !

Trois scénarios ont été proposés aux sondés, avec, au final, un résultat similaire : la première place de la présidente du Front national. "Celle-ci devancerait Martine Aubry et Nicolas Sarkozy (tous deux crédités de 21 %) avec 23 %. Elle arriverait également en tête (24 %) face au chef de l'Etat (21 %) et à François Hollande (20 %). Enfin, elle serait première, toujours avec 24 % des votes, face à DSK (23 %) et Nicolas Sarkozy (21 %)". Ce qui veut dire que l'actuel locataire de l'Elysée serait battu dès le premier tour, lui qui est qualifié par les ténors de l'UMP comme le "meilleur candidat". Il s'agirait alors d'une réédition du 21 avril 2002, mais à l'envers. le télégramme

Cette fois ça y est, c'est sur, les hordes brunes et noires vont déferler sur notre pauvre pays des droits de l'Homme. Le spectre du 21 Avril, un peu comme celui du 11 Septembre (putsch chilien, pour les moins aguerris de mes lecteurs) rode dans les couloirs de nos esprits en mal de vision d'avenir.

Mais si seulement nous regardions les choses d'un peu plus près, et surtout de biais, voulez-vous ?

D'abord, ne nous prenons pas pour des FTP de 1941, à trop bon compte. Nous n'irons pas (en tous cas pas moi) défiler entre les deux tours au son assourdissant du danger fasciste. J'ai voté Chirac en 2002 (au second tour seulement), on ne m'y prendra pas deux fois.

Bien sur qu'elle ne sera pas élue, les républicains sont encore trop nombreux dans ce pays (au goût de certains, qui semblent préférer l'ancien régime et l'héritage chrétien de la France) pour que telle mésaventure nous arrive. Et cesser de me seriner qu'Adolph fut élu par le peuple, même si c'est vrai, les temps ont changé, les mass média sont passés par là et les révolutions se préparent sur le web.

Mais revenons à notre propos ...

Que tire Marine Le Pen de ces sondages, mis à part la satisfaction de voir se convulser la classe politique ? 

Probablement une sorte de légitimité, non pas pour elle, mais pour ses électeurs et ses sympathisants non encore électeurs. En effet, si comme le disait Bernard Tapie "Les électeurs de Jean Marie Le Pen sont des salauds" (il faut dire qu'il s'y connait en salauds, le Nanar), cela ne vaut que lorsqu'ils sont ultra minoritaires, c'est la loi de la Démocratie, il suffit que la majorité soit majoritaire pour qu'elle ait raison (note : c'est pour celà que la République doit encadrer la Démocratie). Il y a fort à parier que la frange d'indécis qui hésitaient encore à voter pour ce parti xénophobe, sexiste, homophobe, haineux, cul-bénit, et surtout si loin du peuple quoi qu'il en dise (rien que du bonheur, donc) sont fondés à penser aujourd'hui qu'il peuvent joindre leur vote à un mouvement d'ampleur, s'auto exonérant ainsi des remugles nauséabonds qui sourdent par tous les pores de ce mouvement créé par un ex tortionnaire sur les ruines du fascisme franchouillard.

Et qu'en est-il de l'oligarque en chef, celui qui siège à l'Elysée ?

En cette période ou la contestation gronde dans ses rangs (Villepin, Morin, Borloo, .... ) et ceux qui ne parlent qu'en dehors de la présence des micros, quelle meilleure idée que de resserrer les rangs autour du chef suprême. D'ailleurs, dès hier, l’inénarrable Marie-Anne MONTCHAMP l'a bien rappelé, "foin des petites brouilles, il faut faire bloc face au danger électoral montant" (pas sic). Exit les velléités d'indépendance des UMPistes qui se verraient bien calife à la place du calife, c'est Moi (euh, lui) ou l'Ordre Noir. Tremblez braves gens ! Et surtout votez pour L'Ordre et la Sécurité, comme vous l'avait déjà bien dit (mit ??) le grand Charles.

Mais attention, il reste un embusqué derrière ce feu d'artifice de larmes de crocodiles. La différence, c'est qu'on ne sait pas qui il est tellement ils sont nombreux (Guy Bedos, disait au sujet de la succession de François Mitterand : "Ah ! Il y'en a  des dauphins dans le bassin !") les dauphins-requins qui préparent la primaire en toute transparence (hum hum, autre vaste sujet, sans même aborder le cas de la fédération des bouches du Rhône). On va nous refaire les deux coups classiques de la gauche molle : le "vote utile" et le "front républicain". Vu les résultats que ça donne depuis 1995, merci bien, pas cette fois, pas pour moi.

Ne sombrons pas pour autant un pessimiste ou un nihilisme qui ne nous mèneraient nulle part, d'autres voies sont possibles, d'autres voix cherchent à se faire entendre, cherchez et vous trouverez peut être, creusez et vous trouverez surement. 

Pour ma part, je dois avouer que j'ai envie d'une bonne dose de radicalisme.

A suivre ...


Dommage collatéral (joke !) : il est question de supprimer les deux derniers vers d'une des plus belles chansons françaises : l'inoubiable "Potemkine" du tant regretté Jean Ferrat. 


Solution du rébus : "marine le pen en tête des sondages" - et mes plus plates excuses à Pablo Picasso.

mardi 1 mars 2011

Et si on ouvrait les yeux ?

Sommes-nous en dictature ? Non. Alors nous sommes en démocratie ! 
Pas pour autant.
Les puissances d’argent ont acquis une influence démesurée, les grands médias sont contrôlés par les intérêts capitalistes, les lobbies décident des lois en coulisses, les libertés sont jour après jour entamées.
Dans tous les pays occidentaux, la démocratie est attaquée par une caste. En réalité, nous sommes entrés dans un régime oligarchique, cette forme politique conçue par les Grecs anciens et qu’ont oubliée les politologues : la domination d’une petite classe de puissants qui discutent entre pairs et imposent ensuite leurs décisions à l’ensemble des citoyens.
Pour répondre aux défis du XXIe siècle, il faut revenir en démocratie : cela suppose de reconnaître l’oligarchie pour ce qu’elle est, un régime qui vise à maintenir les privilèges des riches au mépris des urgences sociales et écologiques.
Si nous échouons à aller vers la Cité mondiale, guidés par le souci de l’équilibre écologique, les oligarques nous entraîneront dans la violence et l’autoritarisme.
Au terme de ce récit vous ne verrez plus la politique de la même façon.

lundi 28 février 2011

Le Pacte Immoral

C'est le titre du dernier ouvrage de Sophie Coignard.
Bon, il faut dire qu'elle n'est pas ma journaliste préférée, il s'en faut de beaucoup, et d'ailleurs, je ne suis certainement pas son lecteur préféré non plus, belle symétrie.
Pour autant, ce livre de janvier 2011 est passé quasiment inaperçu. Si j'étais un farouche adepte de la théorie du complot je dirais que la censure ...  etc. Mais il n'en est probablement rien.
Chacun a pu se dire "... encore un livre sur l'éducation nationale ...".
Et bien je ne crois pas. Pour une fois, pas une attaque des enseignants, si ce n'est des adeptes de ceux qu'elle nomme "la secte des pédagogistes". C'est suffisamment rare pour être relevé. Non, en réalité, une belle analyse, parce que sans complaisance, des dérives du système et de la complicité des politiques, de tous les bords, passé et présents.
Un bon livre, dont je vous recommande la lecture attentive.

Bonne lecture et bonne journée en RLU.