C'est le titre du dernier ouvrage de Sophie Coignard.
Bon, il faut dire qu'elle n'est pas ma journaliste préférée, il s'en faut de beaucoup, et d'ailleurs, je ne suis certainement pas son lecteur préféré non plus, belle symétrie.
Pour autant, ce livre de janvier 2011 est passé quasiment inaperçu. Si j'étais un farouche adepte de la théorie du complot je dirais que la censure ... etc. Mais il n'en est probablement rien.
Chacun a pu se dire "... encore un livre sur l'éducation nationale ...".
Et bien je ne crois pas. Pour une fois, pas une attaque des enseignants, si ce n'est des adeptes de ceux qu'elle nomme "la secte des pédagogistes". C'est suffisamment rare pour être relevé. Non, en réalité, une belle analyse, parce que sans complaisance, des dérives du système et de la complicité des politiques, de tous les bords, passé et présents.
Un bon livre, dont je vous recommande la lecture attentive.
Bonne lecture et bonne journée en RLU.
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Éducation nationale:
1,3 million de fonctionnaires soit 1 063 027 emplois équivalent temps plein (LFI 2007), dont 891 851 personnels enseignants titulaires et stagiaires (84 %) et 171 176 personnels administratifs (16 %).
Dépense intérieure d’éducation 2005 : 118 milliards d’euros, soit 6,8 % du PIB contre 5,5 % du PIB en moyenne dans les pays développés (OCDE).
- Part État : crédits de paiement (PLF 2007) : 59,56 milliards d’euros.
Si l’éducation relève avant tout des familles, il appartient à l’État d’instruire ses enfants. Malheureusement, la transmission du savoir n’apparaît plus comme une priorité. Le système tolère une double intrusion, génératrice de malaise : celle des parents dans l’instruction et celle des enseignants dans l’éducation des enfants. Simultanément, les ravages du pédagogisme et de l’égalitarisme ont transformé les écoles en « lieux de vie » et les professeurs en « animateurs sociaux ». Face à une école démantelée et massifiée (cf. le criminel objectif de 80 % d’une classe d’âge au bac) dont le niveau ne cesse de baisser, face à la dévalorisation des diplômes et au nombre croissant de jeunes sortant du système scolaire sans qualification, des changements profonds s’imposent. En proie à la violence et à l’illettrisme (selon l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, 15 % des élèves entrant en 6e ne savent ni lire ni écrire ni compter), l’Éducation nationale est pourtant le ministère le plus dépensier (près de 60 milliards d’euros) et le plus consommateur d’emplois (1,3 million de salariés) ! Par ailleurs, le rapport Obin, commandé par l’Inspection générale de l’Éducation nationale et longtemps occulté, stigmatise l’influence grandissante de groupes de pression sur la vie quotidienne des enfants.
L’État doit assumer son rôle d’arbitre et de régulateur en matière éducative :
Si l’État ne doit pas être omnipotent, il lui appartient de faire respecter la neutralité politique et le principe de laïcité dans la sphère publique et de s’opposer à toute dérive communautariste, de contrôler au minimum les savoirs dispensés et de valider les diplômes au niveau national.
L’État doit veiller à l’égalité d’accès à l’école comme à l’université. Ainsi, au nom de l’égalité de moyens, il permettra, par la mise en place du chèque scolaire, le libre choix de l’école à tous les parents. La carte scolaire sera progressivement supprimée. Calculé par rapport au coût moyen de scolarité d’un élève, le chèque scolaire n’entraîne aucune dépense supplémentaire pour l’État dans l’enseignement public : les parents deviennent simplement le passage obligé pour le financement des établissements.
Le chèque scolaire prendra en charge les salaires des personnels hors enseignants (qui ne sont pas pris en charge par l’État) des 10 000 établissements de l’enseignement privé sous contrat.
C’est le seul surcoût engendré puisque ce dispositif – indépendamment du rétablissement de l’égalité d’accès entre Public et Privé sous contrat – doit avant tout permettre aux parents du Public de choisir, pour leurs enfants, l’établissement qu’ils jugeront le meilleur.
Les écoles primaires, collèges et lycées, ainsi soumis à une certaine émulation, amélioreront naturellement leur niveau scolaire et leurs conditions de travail pour les élèves.
Le chèque scolaire sera mis en place pas à pas en commençant, la première année, par les classes de Maternelle et de Terminale. La poursuite plus ou moins rapide du dispositif tiendra compte des disparités observées entre l’attractivité des établissements de façon à ne pas fermer certaines classes et à pouvoir engager des actions correctives.
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